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Feuilleton · Rhume : les plantes qui t'attrapent avant lui / Épisode 4

Gorge irritée : mauve, guimauve, réglisse et sauge peuvent-elles réellement l’apaiser ?

17 septembre 2026

Précédemment

Depuis le début de cette série, nous avons progressivement appris à regarder les remèdes naturels contre le rhume avec un œil différent.

Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’existe pas :

une fenêtre magique de 24 à 48 heures

pendant laquelle quelques plantes permettraient d’arrêter l’infection.

Agir dès les premiers symptômes peut néanmoins être utile pour :

adapter son rythme,

se reposer,

améliorer son confort

et surveiller l’évolution du rhume.

Dans le deuxième épisode, nous avons étudié :

l’échinacée,

le sureau noir

et le thym.

Plutôt qu’un :

« trio de choc antiviral qui stimule les défenses immunitaires »,

nous avons découvert trois plantes dont l’intérêt dépend énormément :

de la préparation,

de l’usage recherché

et du niveau de preuves disponible.

Puis, dans le troisième épisode, nous nous sommes intéressés au nez bouché avec :

l’eucalyptus,

la menthe poivrée

et le romarin.

Nous y avons découvert une distinction particulièrement importante :

avoir l’impression de mieux respirer ne signifie pas nécessairement que le nez est réellement moins obstrué.

Aujourd’hui, nous descendons légèrement plus bas dans les voies respiratoires.

Direction :

la gorge.

Ce matin, chaque déglutition est désagréable.

La gorge :

gratte,

pique

ou brûle.

Parler devient pénible.

Boire ou manger peut devenir inconfortable.

Et lorsque cette irritation se poursuit pendant la nuit, elle peut également perturber :

le sommeil.

Lors d’un rhume, le mal de gorge peut effectivement être lié à l’inflammation des tissus de la gorge provoquée par l’infection et par la réponse de l’organisme.

Mais ce n’est pas la seule explication possible.

Une gorge irritée peut également être favorisée ou aggravée par :

un air très sec,

la respiration par la bouche lorsque le nez est bouché,

la toux,

certains irritants

ou d’autres causes qui n’ont rien à voir avec un rhume.

Nous éviterons donc de considérer automatiquement :

« gorge qui gratte = virus installé dans la gorge ».

Peut-on protéger une gorge irritée ?

C’est ici qu’apparaît une famille de substances végétales particulièrement intéressante :

les mucilages.

On en retrouve notamment dans :

la mauve

et la guimauve.

Au contact de l’eau, ces substances peuvent former des préparations :

visqueuses

et adoucissantes.

C’est de là que vient l’image très populaire du :

« pansement végétal ».

L’image est utile pour comprendre leur intérêt.

Mais elle ne doit pas être prise trop littéralement.

Les mucilages ne viennent pas poser sur la gorge :

un véritable pansement imperméable qui la protégerait des virus et des bactéries.

Certaines préparations riches en mucilages sont plutôt utilisées pour leur effet :

adoucissant sur une muqueuse irritée.

Notre objectif sera donc de comprendre :

ce qu’elles peuvent réellement soulager

sans leur attribuer un mécanisme plus spectaculaire que nécessaire.

Et les plantes « antiseptiques » et « anti-inflammatoires » ?

Nous rencontrerons ensuite deux autres plantes :

la réglisse

et la sauge.

Et avec elles apparaissent immédiatement des expressions beaucoup plus fortes :

« anti-inflammatoire naturel »,

« antiseptique »,

« désinfectant de la gorge »

ou même :

« cortisone naturelle ».

C’est exactement le genre de vocabulaire que nous allons examiner.

Une substance végétale peut produire :

une activité biologique en laboratoire

sans pour autant devenir l’équivalent naturel d’un médicament.

Et surtout :

soulager un symptôme n’est pas nécessairement traiter la cause de l’infection.

Nous n’essaierons donc pas de :

désinfecter notre gorge.

Nous chercherons plutôt à déterminer quelles préparations peuvent raisonnablement contribuer :

à diminuer l’inconfort

et à apaiser une muqueuse irritée.

Quatre plantes, quatre situations différentes

Nous allons donc examiner successivement :

la mauve et la guimauve, pour leurs mucilages et leur usage adoucissant ;

la réglisse, dont les effets et surtout les précautions méritent beaucoup plus d’attention que ne le laisse penser son goût sucré ;

et la sauge, traditionnellement utilisée dans certaines préparations destinées à la bouche et à la gorge.

Nous nous intéresserons également :

aux infusions,

aux macérations,

aux gargarismes

et aux préparations contenant du miel.

Mais notre règle restera exactement la même que dans les épisodes précédents :

la méthode la plus compliquée n’est pas forcément la plus efficace.

Et surtout :

une recette maison n’a pas besoin d’être présentée comme un médicament pour apporter du confort.

Commençons avec les plantes les plus douces de notre sélection :

la mauve et la guimauve.

La mauve et la guimauve : les spécialistes des mucilages

Commençons par deux plantes qui possèdent un véritable point commun :

leur richesse en mucilages.

La mauve (Malva sylvestris) et la guimauve (Althaea officinalis) sont depuis longtemps utilisées dans des préparations destinées notamment :

aux muqueuses irritées

et à certaines irritations de la gorge accompagnées de toux sèche.

Leur intérêt est donc assez différent de celui des plantes aromatiques rencontrées dans l’épisode précédent.

Ici, nous ne recherchons pas :

une sensation de fraîcheur

ni un effet supposé désinfectant.

Nous cherchons surtout :

un effet adoucissant.

Que sont exactement les mucilages ?

Les mucilages sont des substances végétales riches en polysaccharides qui ont la particularité :

d’absorber l’eau

et de former des préparations plus ou moins visqueuses.

C’est ce phénomène qui explique l’image du :

« pansement végétal ».

Lorsqu’une préparation riche en mucilages entre en contact avec une muqueuse irritée, elle peut contribuer à :

l’adoucir

et à diminuer temporairement la sensation d’irritation.

Mais n’imaginons pas pour autant une couche protectrice totalement étanche.

Les mucilages ne forment pas :

un bouclier empêchant les virus ou les bactéries d’atteindre la gorge.

Leur rôle est beaucoup plus raisonnable :

améliorer le confort d’une muqueuse irritée.

La mauve

La mauve possède notamment :

des fleurs

et des feuilles

utilisées dans différentes préparations traditionnelles.

Grâce à leur teneur en mucilages, certaines préparations de mauve sont traditionnellement utilisées pour soulager :

une irritation de la bouche ou de la gorge

et la toux sèche qui peut l’accompagner.

C’est donc une plante particulièrement cohérente avec notre situation :

une gorge qui gratte ou qui pique pendant un rhume.

Mais attention à la formulation.

Nous ne dirons pas que la mauve :

« soigne l’inflammation ».

Son intérêt se situe plutôt du côté :

de l’apaisement de l’irritation.

La guimauve

La guimauve possède une histoire assez amusante.

La plante a effectivement donné son nom à la confiserie que nous connaissons aujourd’hui, même si les bonbons modernes ne sont généralement plus fabriqués avec :

de la racine de guimauve.

Dans notre cas, c’est justement cette racine qui nous intéresse.

Elle est particulièrement connue pour :

sa richesse en mucilages.

Certaines préparations de racine de guimauve possèdent un usage traditionnel pour soulager :

l’irritation de la bouche et de la gorge

ainsi que la toux sèche associée.

Une nouvelle fois, nous sommes donc davantage dans :

l’apaisement

que dans le traitement de l’infection.

Faut-il absolument utiliser de l’eau froide ?

Le texte original affirmait :

« l’eau froide est le secret : les mucilages s’y libèrent mieux alors que l’eau bouillante les dégrade ».

C’est trop catégorique.

La température de préparation peut effectivement modifier :

les substances extraites

et la composition finale de la préparation.

La macération à froid est notamment une méthode traditionnellement utilisée avec :

la racine de guimauve.

Elle permet d’obtenir une préparation riche en substances mucilagineuses sans chercher à extraire fortement d’autres constituants de la plante.

Mais cela ne signifie pas que :

l’eau chaude détruit automatiquement les mucilages

ou qu’une préparation chaude serait forcément inefficace.

La méthode dépend surtout :

de la plante,

de la partie utilisée

et du produit dont vous disposez.

Une macération maison est-elle possible ?

Pour une plante séchée vendue spécifiquement pour cet usage, une macération peut être envisagée en respectant :

les instructions du produit

et de bonnes conditions d’hygiène.

Mais nous ne transformerons pas :

deux cuillères à soupe,

250 ml d’eau

et deux à quatre heures

en recette médicinale universelle.

Même chose pour la guimauve.

Nous supprimerons le protocole :

une cuillère à soupe de racine dans 300 ml d’eau, quatre à six heures, puis trois à quatre tasses par jour.

Selon la préparation achetée, les quantités recommandées peuvent être différentes.

Et lorsqu’une macération est préparée avec de l’eau puis conservée plusieurs heures, l’hygiène devient également importante.

Préparez donc :

de petites quantités

et suivez en priorité les indications correspondant au produit utilisé.

Et chez les enfants ?

La phrase :

« la guimauve est si douce qu’elle convient même aux enfants à partir de 3 ans »

est trop générale.

Le caractère :

doux

d’une plante ne permet pas, à lui seul, de déterminer :

un âge minimum d’utilisation.

Celui-ci dépend notamment :

de la préparation,

du produit

et de l’usage envisagé.

Chez un enfant, mieux vaut donc respecter :

l’âge indiqué sur le produit

et demander conseil à un professionnel de santé lorsqu’il existe un doute.

Une gorge douloureuse chez un jeune enfant mérite également davantage de vigilance qu’une simple recette maison.

Et les médicaments ?

La guimauve et d’autres préparations très riches en mucilages peuvent poser une autre question intéressante.

Parce qu’ils forment une préparation visqueuse dans le tube digestif, les mucilages peuvent théoriquement :

modifier ou retarder l’absorption de médicaments pris par voie orale.

Par prudence, les recommandations accompagnant certaines préparations de guimauve prévoient donc :

un espacement avec les autres médicaments.

Nous ne transformerons cependant pas automatiquement :

« deux heures »

en règle universelle pour toutes les plantes riches en mucilages et tous les médicaments.

Si vous suivez un traitement, consultez :

la notice de la préparation

ou demandez conseil :

à votre pharmacien ou à votre médecin.

Mauve ou guimauve : laquelle choisir ?

Il n’est pas nécessaire de les opposer.

Toutes deux illustrent parfaitement une catégorie de plantes dont l’intérêt ne repose pas sur :

une action antivirale spectaculaire.

Leur logique est beaucoup plus simple :

apaiser localement une muqueuse irritée grâce à des préparations riches en mucilages.

Et c’est justement ce qui les rend intéressantes.

Nous pouvons donc conserver notre image du :

« pansement végétal »

à condition de nous rappeler qu’il s’agit :

d’une image permettant de comprendre leur effet adoucissant

et non d’une barrière qui désinfecte ou protège la gorge contre l’infection.

Après ces deux plantes particulièrement douces, nous allons maintenant changer complètement de registre.

Car notre prochaine racine possède elle aussi une longue tradition d’utilisation.

Mais cette fois, ses effets peuvent dépasser largement :

la simple gorge.

Il s’agit de :

la réglisse.

La réglisse : intéressante pour la gorge, mais loin d’être anodine

Après la douceur de la mauve et de la guimauve, nous changeons complètement de registre.

La réglisse (Glycyrrhiza glabra) possède elle aussi une longue histoire d’utilisation.

Sa racine contient notamment une substance particulièrement connue :

la glycyrrhizine.

C’est elle qui participe notamment au goût sucré caractéristique de la réglisse.

Mais elle possède également des effets biologiques suffisamment importants pour que cette plante mérite :

beaucoup plus de précautions qu’une simple tisane aromatique.

Une « cortisone naturelle » ?

Le texte original présentait la glycyrrhizine comme :

« une molécule à l’effet anti-inflammatoire comparable à la cortisone, mais naturelle ».

Nous allons complètement abandonner cette comparaison.

La glycyrrhizine et certains composés issus de son métabolisme peuvent effectivement intervenir dans différents mécanismes biologiques liés notamment :

à l’inflammation

et au métabolisme des corticostéroïdes.

Mais cela ne transforme pas la réglisse en :

cortisone végétale.

Un médicament corticoïde possède :

des indications,

des doses,

une efficacité

et des effets indésirables

qui ne peuvent pas être transposés à une racine de réglisse.

Et surtout :

« naturel » ne signifie pas « version plus douce d’un médicament ».

Quel intérêt pour une gorge irritée ?

Certaines préparations à base de réglisse sont utilisées traditionnellement dans le contexte :

des irritations de la gorge

ou de certaines toux.

Cela permet à la réglisse de conserver une place dans notre épisode.

Mais nous ne dirons pas qu’elle :

« fait dégonfler rapidement la muqueuse ».

Et nous ne lui attribuerons pas non plus automatiquement :

une action antivirale permettant de combattre la cause du rhume.

Comme pour les autres plantes de cette série, des activités observées expérimentalement ne suffisent pas à démontrer :

un traitement antiviral efficace chez une personne enrhumée.

Notre objectif reste donc :

le soulagement des symptômes

et non l’élimination du virus.

Pourquoi faut-il être prudent avec la glycyrrhizine ?

C’est ici que la réglisse devient particulièrement intéressante.

La glycyrrhizine peut perturber un mécanisme hormonal impliqué dans :

l’équilibre du sodium,

du potassium

et la régulation de la pression artérielle.

Lorsque l’exposition devient suffisamment importante, elle peut notamment favoriser :

une augmentation de la pression artérielle,

une rétention de sodium et d’eau

et une diminution du potassium sanguin.

Dans certaines situations, ces modifications peuvent également favoriser :

des troubles du rythme cardiaque

et d’autres complications cardiovasculaires.

Voilà pourquoi la réglisse constitue un excellent rappel :

une plante peut posséder de véritables effets pharmacologiques précisément parce qu’elle n’est pas anodine.

Qui doit être particulièrement prudent ?

La prudence est notamment importante chez les personnes présentant :

une hypertension artérielle,

une maladie cardiovasculaire,

une maladie rénale

ou un trouble de l’équilibre du potassium.

La réglisse peut également interagir avec certains médicaments.

C’est notamment une raison supplémentaire d’être prudent lorsque plusieurs traitements sont pris simultanément.

La grossesse constitue également une situation dans laquelle une consommation médicinale de réglisse ne doit pas être improvisée.

En présence :

d’une maladie chronique,

d’un traitement régulier

ou d’un doute,

le pharmacien ou le médecin peut vérifier si la préparation envisagée est adaptée.

« Moins de deux semaines = aucun problème » ?

Le texte original affirmait :

« en usage normal, moins de deux semaines, elle est sans problème pour une personne en bonne santé ».

Nous allons également retirer cette règle.

Le risque ne dépend pas uniquement :

du nombre de jours.

Il dépend aussi :

de la quantité de glycyrrhizine consommée,

de la concentration de la préparation,

des autres sources de réglisse consommées

et de la sensibilité individuelle.

Une personne peut d’ailleurs consommer de la réglisse sous différentes formes sans forcément additionner les apports :

tisane,

bonbons,

compléments alimentaires

ou autres préparations contenant des extraits de réglisse.

Nous ne pouvons donc pas tracer une frontière magique à :

14 jours.

Et notre infusion réglisse-mauve ?

Nous avions prévu :

une cuillère à café de racine de réglisse,

une cuillère à soupe de mauve,

300 ml d’eau

puis deux tasses par jour.

L’association paraît logique :

la mauve pour son caractère adoucissant

et la réglisse pour compléter la préparation.

Mais qualifier ce mélange de :

« combo gagnant »

laisserait entendre que son association possède une efficacité supérieure démontrée.

Nous ne le ferons pas.

Nous ne fixerons pas non plus une quantité universelle de racine de réglisse sans connaître :

la préparation exacte

et sa teneur en constituants actifs.

Si une préparation médicinale contenant de la réglisse est utilisée, respectez :

sa composition,

son dosage,

la durée d’utilisation

et ses contre-indications.

Et si vous recherchez simplement une boisson adoucissante pour la gorge, il n’est pas nécessaire d’ajouter systématiquement :

une plante présentant davantage de précautions.

La mauve ou la guimauve peuvent parfaitement suffire.

Alors, faut-il écarter la réglisse ?

Non.

Ce serait tomber dans l’excès inverse.

La réglisse possède une longue histoire d’utilisation et certaines préparations peuvent avoir une place dans le soulagement :

des irritations de la gorge

ou de certaines toux.

Mais nous la sortirons définitivement de la catégorie :

« remède doux que tout le monde peut prendre pendant quinze jours ».

Retenons plutôt :

plus une plante possède des effets biologiques importants, plus ses précautions méritent d’être prises au sérieux.

La réglisse illustre parfaitement cette règle.

Et notre quatrième plante va nous conduire vers une méthode complètement différente.

Cette fois, nous n’allons plus seulement boire une préparation.

Nous allons nous intéresser à :

la sauge utilisée en gargarisme.

La sauge : une place intéressante dans les gargarismes

Après :

la mauve et la guimauve, riches en mucilages,

puis la réglisse, dont les précautions nous ont rappelé que naturel ne signifie pas anodin,

nous arrivons à une plante très familière :

la sauge officinale (Salvia officinalis).

Nous la connaissons surtout comme plante aromatique.

Mais certaines préparations de sauge possèdent également une longue histoire d’utilisation traditionnelle :

dans la bouche

et au niveau de la gorge.

Et cette fois, la manière de l’utiliser va changer.

Nous allons nous intéresser au :

gargarisme.

La sauge « désinfecte-t-elle » la gorge ?

Le texte original attribuait à la sauge des propriétés :

antiseptiques,

astringentes

et légèrement anesthésiantes.

Il en concluait que la plante :

« désinfecte et resserre les tissus »

et permet ainsi de :

« soigner la douleur et la cause infectieuse locale ».

C’est beaucoup trop affirmatif.

La sauge contient effectivement différents constituants qui ont fait l’objet de recherches portant notamment sur :

leurs activités antimicrobiennes

et leurs effets sur l’inflammation.

Mais retrouver une activité dans une expérience de laboratoire ne signifie pas qu’un gargarisme préparé avec quelques feuilles :

désinfecte une gorge infectée par un virus.

Nous ne chercherons donc pas :

à stériliser notre gorge.

Ce serait d’ailleurs une représentation très simplifiée de cet environnement biologique.

Alors pourquoi utiliser un gargarisme ?

Un gargarisme met temporairement une préparation :

au contact direct de la bouche et de la gorge.

C’est ce qui le distingue d’une tisane simplement avalée.

Certaines préparations de sauge sont traditionnellement utilisées pour soulager :

de petites inflammations de la bouche ou de la gorge.

Voilà une formulation beaucoup plus intéressante pour notre épisode.

Nous pouvons donc considérer le gargarisme à la sauge comme :

une possibilité destinée au soulagement local

plutôt que comme :

un désinfectant naturel chargé d’éliminer le virus.

Comment préparer un gargarisme ?

Nous avions initialement une recette très précise :

deux cuillères à soupe de sauge,

200 ml d’eau bouillante,

dix minutes d’infusion,

une température finale d’environ 40 °C,

puis plusieurs gargarismes de trente secondes, trois fois par jour.

Cette précision donne une impression :

de protocole médical parfaitement établi.

Elle n’est pas nécessaire.

Si vous utilisez des feuilles de sauge commercialisées pour cet usage, préparez-les :

selon les indications correspondant au produit.

Laissez ensuite la préparation refroidir suffisamment pour qu’elle puisse être utilisée :

confortablement et sans risque de brûlure.

Il n’est pas nécessaire de sortir un thermomètre pour atteindre :

exactement 40 °C.

Le liquide doit simplement être :

tiède et agréable dans la bouche.

Le gargarisme est ensuite effectué sans avaler volontairement la préparation.

Faut-il ajouter du sel ?

Le sel apparaît dans de nombreuses recettes traditionnelles destinées à la gorge.

Un gargarisme avec une solution salée peut apporter :

un certain confort

chez certaines personnes.

Mais nous éviterons de présenter une :

« pincée de sel marin »

comme un :

anti-infectieux et analgésique naturel.

Et surtout, le sel n’a pas besoin d’être ajouté à la sauge pour :

« renforcer son efficacité ».

Ce sont deux approches qui peuvent exister séparément.

Plus d’ingrédients ne signifie toujours pas :

plus d’effet.

Et quelques gouttes de citron ?

Le citron est encore moins indispensable.

Son acidité peut même être :

désagréable

sur une gorge déjà très irritée.

Nous supprimerons donc la promesse selon laquelle quelques gouttes de citron rendent le gargarisme :

plus antiseptique grâce à la vitamine C.

La vitamine C ne transforme pas un gargarisme maison en traitement local de l’infection.

Si vous appréciez le citron dans une boisson :

utilisez-le pour le goût.

Mais il n’a aucune obligation de rejoindre :

notre gargarisme à la sauge.

La sauge est-elle légèrement anesthésiante ?

Là encore, le terme est trop fort pour une recommandation générale.

Une préparation qui procure une sensation agréable ou qui contribue à soulager une irritation n’est pas nécessairement :

un anesthésique local.

Nous préférerons donc parler :

d’apaisement

ou de soulagement local de l’irritation.

Cela décrit beaucoup mieux ce que nous recherchons.

Et les précautions ?

Nous devons une nouvelle fois distinguer :

la sauge utilisée comme condiment,

une infusion ou un gargarisme

et l’huile essentielle de sauge.

Ce ne sont pas :

des préparations équivalentes.

L’huile essentielle est beaucoup plus concentrée et possède des précautions particulières.

Elle ne doit donc pas être ajoutée spontanément à un gargarisme maison sous prétexte :

« d’augmenter l’effet antiseptique ».

La grossesse, l’allaitement, l’enfance et certaines situations médicales nécessitent également de tenir compte :

de la préparation réellement utilisée

plutôt que d’appliquer une règle identique à toutes les formes de sauge.

Pour une préparation médicinale ou un produit destiné à la gorge, respectez :

l’âge indiqué,

la durée d’utilisation,

le mode d’emploi

et les précautions du produit.

Alors, quelle place pour la sauge ?

La sauge peut parfaitement rester dans notre trousse végétale pour la gorge.

Mais nous la présenterons ainsi :

certaines préparations de sauge possèdent un usage traditionnel pour le soulagement de petites inflammations de la bouche et de la gorge.

Le gargarisme constitue une manière logique :

de mettre temporairement la préparation en contact avec la zone irritée.

Nous n’avons pas besoin de lui attribuer :

une désinfection de la gorge,

une action anesthésiante

ou l’élimination de la cause infectieuse

pour lui trouver un intérêt.

Et surtout, notre gargarisme n’a pas besoin de devenir un cocktail :

sauge + sel + citron + huile essentielle.

Une préparation simple, correctement utilisée, suffit.

Après les tisanes, les macérations et les gargarismes, il nous reste maintenant une préparation extrêmement populaire lorsque la gorge fait mal :

le sirop maison.

Miel et préparation maison : faire simple pour apaiser la gorge

Après :

les macérations de plantes riches en mucilages,

les infusions

et le gargarisme,

il reste un grand classique lorsque la gorge commence à faire mal :

le miel.

Et contrairement à beaucoup de remèdes traditionnels dont la réputation repose essentiellement sur l’usage, le miel a également fait l’objet :

d’études cliniques.

Il constitue donc une piste intéressante.

Mais là encore, inutile de transformer une préparation familiale en :

médicament maison.

Le miel peut-il réellement soulager ?

Le miel possède une texture :

épaisse

et douce

qui peut déjà procurer une sensation agréable lorsqu’une gorge est irritée.

Il a également été étudié, notamment chez des enfants présentant :

une toux aiguë associée à une infection respiratoire.

Certaines études et synthèses suggèrent qu’il peut contribuer à diminuer :

la fréquence

ou l’intensité de la toux

et parfois améliorer :

le sommeil de l’enfant et de ses parents.

C’est intéressant.

Mais nous allons corriger la phrase :

« le miel est aussi efficace que certains sirops antitussifs ».

Les études ont comparé le miel à :

différents traitements,

un placebo

ou l’absence de traitement

dans des conditions qui ne sont pas toutes identiques.

Les résultats ne permettent donc pas d’affirmer que :

le miel équivaut globalement aux médicaments antitussifs.

Retenons plutôt :

le miel peut constituer une option simple pour soulager temporairement une toux ou une gorge irritée dans certaines situations.

Une précaution absolument essentielle

Le miel ne doit jamais être donné :

à un enfant de moins d’un an.

La raison n’est pas :

le sucre

ni une éventuelle allergie.

Il existe un risque de :

botulisme infantile

lié à la possible présence de spores de Clostridium botulinum.

Après l’âge d’un an, cette situation est différente.

Mais cela ne signifie pas pour autant que n’importe quel sirop maison possède :

une posologie pédiatrique universelle.

Faut-il absolument choisir du miel de thym ?

Le texte original conseillait :

du miel de thym ou d’acacia pour leurs propriétés antiseptiques.

Nous n’avons pas besoin d’imposer cette condition.

Un miel peut être choisi avant tout :

pour son goût

et sa texture.

Les différents miels possèdent des compositions différentes et certains ont fait l’objet de recherches particulières.

Mais cela ne permet pas de transformer automatiquement :

un miel de thym acheté dans le commerce

en antiseptique destiné à désinfecter une gorge infectée.

Si vous avez déjà un miel que vous appréciez :

il peut parfaitement convenir.

Et notre sirop mauve-guimauve-miel ?

L’idée de départ était séduisante :

préparer une macération concentrée de :

guimauve et mauve,

la mélanger à :

du miel

puis ajouter :

du citron.

Nous pouvons conserver le principe d’une préparation maison destinée :

au confort de la gorge.

Mais nous allons fortement la simplifier.

Vous pouvez par exemple préparer :

une petite quantité de macération ou d’infusion de mauve ou de guimauve selon les indications de la plante utilisée.

Une fois la préparation suffisamment refroidie, un peu de miel peut être ajouté :

au moment de la consommation.

Cette méthode possède un avantage considérable :

il n’est pas nécessaire de fabriquer un grand flacon de sirop à conserver pendant plusieurs jours.

Pourquoi ne pas préparer directement une bouteille pour la semaine ?

Notre recette initiale annonçait :

« se conserve une semaine au réfrigérateur ».

Nous allons supprimer cette affirmation.

Une préparation maison contenant :

de l’eau,

des plantes

et du miel

ne devient pas automatiquement stable pendant sept jours simplement parce qu’elle est placée :

au réfrigérateur.

Sa conservation dépend notamment :

de sa teneur en eau,

de sa concentration en sucre,

de sa préparation

et des conditions d’hygiène.

Le miel pur se conserve remarquablement bien.

Mais dès que nous le diluons avec :

une préparation aqueuse,

nous changeons complètement les conditions de conservation.

Sans formulation contrôlée, nous ne pouvons donc pas attribuer arbitrairement :

une semaine de conservation

à notre sirop maison.

Pour une préparation domestique, la solution la plus simple consiste à :

préparer peu, consommer rapidement et refaire une petite quantité lorsque cela est nécessaire.

Faut-il rester sous 40 °C pour préserver les « enzymes » ?

Nous pouvons également simplifier cette règle.

Il n’est pas nécessaire de mesurer précisément :

39 ou 40 °C

avant d’ajouter le miel.

Si vous souhaitez simplement profiter :

de sa texture

et de son goût,

ajoutez-le lorsque la boisson est devenue :

agréablement chaude plutôt que brûlante.

Cela évite surtout :

de se brûler une gorge déjà irritée.

Nous n’avons pas besoin de faire reposer l’intérêt du miel sur :

quelques enzymes qu’il faudrait absolument préserver.

Et le citron ?

Il reste facultatif.

Chez certaines personnes, une petite quantité apporte :

un goût agréable.

Chez d’autres, l’acidité peut augmenter :

la sensation de brûlure

sur une gorge très irritée.

Le citron n’est donc ni :

obligatoire

ni un antiseptique supplémentaire.

Utilisez-le simplement :

si vous l’appréciez et s’il ne vous irrite pas.

Quelle quantité prendre ?

Nous supprimerons :

« une cuillère à soupe quatre à six fois par jour pour l’adulte »

et :

« une cuillère à café trois fois par jour pour l’enfant ».

Ces quantités donnaient à notre préparation maison :

l’apparence d’un médicament possédant une posologie validée.

Ce n’est pas nécessaire.

Si vous utilisez simplement du miel pour le confort de la gorge, une petite quantité peut être consommée :

ponctuellement selon le besoin,

en tenant compte évidemment :

de l’âge

et de la situation de la personne.

Pour un produit commercial destiné à la toux ou à la gorge, respectez en revanche :

la dose et l’âge indiqués sur le produit.

Notre préparation la plus simple

Finalement, notre recette peut tenir en quelques lignes.

Préparez une petite quantité :

de mauve ou de guimauve

selon les indications correspondant à la plante utilisée.

Laissez-la atteindre :

une température confortable.

Ajoutez éventuellement :

un peu de miel

et, si vous l’appréciez :

une petite quantité de citron.

Puis buvez doucement.

Ce n’est pas :

un sirop antiviral,

un antiseptique

ni un médicament maison.

C’est simplement :

une préparation adoucissante destinée au confort d’une gorge irritée.

Et parfois, une recette gagne davantage :

à devenir plus simple

qu’à accumuler les ingrédients.

Ce qu’on a vu

Nous étions partis avec une gorge :

irritée,

douloureuse

et parfois difficile à supporter à chaque déglutition.

Et nous avons découvert que toutes les plantes proposées pour la gorge n’agissent pas selon la même logique.

Certaines sont surtout intéressantes pour :

leur caractère adoucissant.

D’autres possèdent des usages traditionnels différents.

Et certaines demandent :

beaucoup plus de précautions qu’on pourrait l’imaginer.

La mauve et la guimauve

La mauve et la guimauve nous ont permis de découvrir :

les mucilages.

Au contact de l’eau, ces substances végétales peuvent former des préparations :

visqueuses

et adoucissantes.

C’est ce qui explique l’image du :

« pansement végétal ».

Mais nous avons appris à ne pas prendre cette expression trop littéralement.

Les mucilages ne déposent pas sur la gorge :

une barrière imperméable contre les virus et les bactéries.

Certaines préparations de mauve ou de guimauve sont plutôt traditionnellement utilisées pour :

apaiser une muqueuse irritée

et soulager la toux sèche qui peut l’accompagner.

Nous avons également vu que la macération à froid peut être intéressante, notamment avec la racine de guimauve.

Mais pas parce que :

l’eau chaude détruirait automatiquement les mucilages.

La méthode de préparation dépend :

de la plante,

de la partie utilisée

et du produit dont vous disposez.

La réglisse

Avec la réglisse, nous avons complètement changé de registre.

Nous avons surtout abandonné une expression particulièrement trompeuse :

« la cortisone naturelle ».

La glycyrrhizine présente dans la réglisse possède de véritables effets biologiques.

Mais cela ne transforme pas cette plante :

en version végétale d’un médicament corticoïde.

Et surtout, ces effets expliquent également pourquoi la réglisse :

n’est pas anodine.

Une exposition importante à la glycyrrhizine peut notamment favoriser :

une augmentation de la pression artérielle,

une rétention de sodium et d’eau

et une diminution du potassium sanguin.

La prudence est donc particulièrement importante dans certaines situations :

hypertension,

maladies cardiovasculaires ou rénales,

certains traitements

ou grossesse.

La réglisse nous a ainsi rappelé une règle fondamentale :

une plante capable de produire des effets biologiques importants peut également produire des effets indésirables importants.

La sauge

La sauge nous a conduits vers :

le gargarisme.

Certaines préparations de sauge possèdent un usage traditionnel pour le soulagement :

de petites inflammations de la bouche et de la gorge.

Mais nous avons abandonné l’idée que le gargarisme :

« désinfecte la gorge ».

Nous avons également retiré :

l’effet anesthésiant présenté comme acquis,

la température exacte à respecter

et le cocktail sauge + sel + citron censé augmenter l’efficacité.

Un gargarisme n’a pas besoin de devenir :

une formule antiseptique maison.

Son objectif peut rester beaucoup plus simple :

apporter localement du confort à une gorge irritée.

Et le miel ?

Enfin, nous avons retrouvé un remède extrêmement familier :

le miel.

Il a été étudié notamment dans le contexte :

de la toux aiguë chez l’enfant.

Les résultats disponibles suggèrent qu’il peut apporter :

un certain soulagement de la toux

dans certaines situations.

Nous n’en avons cependant pas conclu qu’il était :

« aussi efficace que tous les sirops antitussifs ».

Nous avons également simplifié notre recette.

Plus besoin de fabriquer :

un demi-litre de sirop médicinal maison

avec une conservation arbitrairement fixée :

à une semaine.

Une petite quantité de préparation de mauve ou de guimauve, éventuellement accompagnée :

d’un peu de miel,

peut parfaitement suffire pour rechercher :

un effet adoucissant.

Et nous avons conservé une précaution essentielle :

jamais de miel avant l’âge d’un an en raison du risque de botulisme infantile.

Notre grande leçon

Une gorge irritée n’a pas nécessairement besoin :

d’être désinfectée.

Et les plantes n’ont pas besoin :

d’éliminer le virus

pour avoir un intérêt.

Pendant un rhume banal, notre objectif peut simplement être :

d’apaiser,

d’adoucir

et de rendre la déglutition ou la toux plus supportable.

C’est précisément là que certaines préparations végétales peuvent trouver leur place.

Mais si le mal de gorge devient :

très intense,

inhabituel,

persistant

ou s’accompagne de symptômes préoccupants, il ne faut pas chercher à multiplier les remèdes maison pour retarder :

un avis médical adapté.

⚠️ Avis important Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Les plantes et compléments alimentaires peuvent présenter des contre-indications ou interagir avec certains traitements. En cas de traitement médical, de maladie chronique, de grossesse ou d’allaitement, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de commencer une cure ou d’utiliser un complément alimentaire.

Demain

Après le nez bouché et la gorge irritée, nous allons nous attaquer à un symptôme qui mérite presque un épisode à lui seul :

la toux.

Et nous commencerons par une distinction essentielle.

Toutes les toux :

ne se ressemblent pas.

Une toux sèche, irritative, sans expectoration n’est pas identique à :

une toux productive accompagnée de sécrétions.

Cela ne signifie pas qu’il existe automatiquement :

une plante précise pour chaque type de toux.

Mais l’objectif recherché peut être différent.

Avec une toux irritative, nous pouvons notamment chercher :

à apaiser l’irritation.

Avec une toux productive, nous devons également nous demander si vouloir :

supprimer complètement la toux

est réellement souhaitable.

Nous examinerons plusieurs plantes régulièrement proposées :

le lierre grimpant,

le bouillon-blanc,

le tussilage,

le thym

et le plantain.

Certaines possèdent des usages traditionnels bien établis.

D’autres ont fait l’objet :

d’études cliniques.

Et l’une d’entre elles va nous obliger à regarder de très près :

sa sécurité avant même de parler de son efficacité.

Car une plante traditionnellement utilisée depuis longtemps n’est pas nécessairement :

une plante que nous conseillerions aujourd’hui sans précaution.

Dans le prochain épisode, notre question ne sera donc pas seulement :

« quelle plante choisir pour ma toux ? »

Mais aussi :

« faut-il réellement chercher à faire taire cette toux, et que savons-nous des préparations proposées pour y parvenir ? »

C’est ce que nous verrons demain.

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.